Comme nous les animaux savent trouver de quoi se soigner dans leur environnement pour panser leurs plaies, se débarrasser des parasites et apaiser leurs petits maux au quotidien. On appelle cela l’automédication…
En Alaska, par exemple l’ours brun Kodiak fabrique sa propre crème apaisante contre les problèmes de peau en déterrant les racines d’Osha qu’il va longuement mâchouiller pour en libérer des substances actives. La bouillie obtenue lui servira d’onguent dont il s’enduira…joyeusement !
Au Kenya, les éléphants vivant sur les plaines de Tsavo sont des animaux à qui la routine alimentaire herbivore convient parfaitement sauf…que les femelles enceintes sont capables de parcourir des kilomètres pour trouver une espèce précise d’arbuste : le Cordia Goetzei qu’elles dévorent en entier. Pourquoi ? Réponse simple : la plante en question est capable de déclencher les contractions utérines qui vont les aider à mettre bas…
Lorsqu’elle suivait les chimpanzés dans le parc naturel de Kibale (Ouganda), le docteur Sabrina Krief du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris a fait une intéressante découverte : un jeune mâle chimpanzé gravement blessé à l’orteil au cours d’une bagarre n’a pas hésité à se gaver de tiges d’Acanthus pubescens, une plante connue des autochtones pour guérir efficacement des infections cutanées tout en consommant des fruits de Ficus sur, très efficaces contre les abcès.
En Tanzanie, les Colobes rouges sont friands de feuilles d’amandiers, un mets plein de protéines mais qui contient aussi des tanins et phénols irritant l’estomac. Pour apaiser leurs douleurs gastriques, ces singes gourmands consomment régulièrement du charbon qu’ils trouvent principalement à l’intérieur d’écorces séchées ou dans la terre. Ce « remède » absorbe les toxines comme une éponge et prouve une fois de plus que l’homme n’a pas la primeur de l’automédication dans la nature…
La suite de cet article sera publiée demain : merci de votre fidélité !
Depuis déjà plusieurs décennies, le bruit est devenu l’une des préoccupations principales dans les milieux urbains.
Une série de seuils de niveau sonore doivent être respectés en fonction de la nature du bruit et du type de bâtiment concerné afin de préserver les habitants de la pollution sonore. Malheureusement, les différentes réglementations sur le bruit ne protègent que les êtres humains. Or, la ville représente la plupart du temps un milieu hostile pour la faune sauvage, même si cette réalité n’empêche pas la biodiversité de se développer en milieu urbain.
Il reste que pour un nombre croissant d’espèces d’oiseaux, le bruit en ville perturbe la communication acoustique.
Les différentes formes connues de l’adaptation des oiseaux au bruit urbain sont globalement connues et, selon l’espèce et l’importance des nuisances, le chant devient plus aigu, plus court, plus souvent répété, sa structure est modifiée et son intensité augmente.
Les phases de chant sont également perturbées et décalées dans la journée.
En milieu urbain, la plupart des espèces doivent être en mesure de moduler leur chant. Malheureusement, toutes ne peuvent pas se prévaloir d’une telle capacité d’adaptation, aussi le bruit en ville constitue-t-il un facteur de réduction de la biodiversité qu’il faut impérativement prendre en compte.
Une étude réalisée par l’Université de Sheffield (Grande-Bretagne) met en particulier en avant le déclin des populations de moineaux dû aux perturbations sonores. Les adultes ne peuvent en effet pas entendre les appels de leurs petits, qui sont recouverts par le bruit urbain. Plus vulnérables, ceux-ci ont davantage de risques de se faire attaquer ou de mourir de faim.
Une autre expertise plus ancienne, menée en 2000 et qui concernait des populations de moineaux sur l’île de Lundy, toujours en Grande-Bretagne, avait déjà permis de comparer les comportements des oiseaux vivant à côté des générateurs de l’île et ceux ét ablis dans des zones plus calmes. Les scientifiques avaient constaté que ces derniers sont davantage nourris que ceux vivant dans un environnement plus bruyant.
La RSPB (Royal Society for the Protection of Birds, l’équivalent de notre LPO – Ligue de Protection des Oiseaux) a inscrit l’an passé le moineau sur la liste des espèces menacées. Comme nous l’avions déjà écrit dans Naturablog en Novembre 2011 (voir l’article ici), leur population a en effet baissé de près de 70% % dans les quarante dernières années…

Comme le chantait il n’y a pas si longtemps Laurent Voulzy, « Le soleil donne de l’or intelligent, le soleil donne la même couleur aux gens… »
26 degrés cet après-midi au Relais du Vert Bois et avec la pluie qui est tombée la semaine passée, on entendrait presque l’herbe poussée gentiment !
Clic clac…petite photo dans la jachère sauvage devant l’entrée de notre gîte…
C’est à Pâques qu’on va trouver la pâquerette, une mini marguerite avec la pointe de ses pétales roses ou violacés. Si on la trouve en abondance à Pâques, la paquerette fleurit quand même toute l’année, comme ici au Relais du Vert Bois.
Hier mardi, j’avais décidé de travailler depuis chez moi afin de rester plus concentré sur quelques projets en cours. J’ai profité de l’heure du déjeuner pour me changer les idées, quitter mon ordinateur et…aller tondre ! En observant la hauteur du gazon, je me suis retrouvé nez à nez avec quelques jolies pâquerettes que j’ai décidé de photographier…avec mon Iphone ! Résultat bluffant non ?
L’espèce la plus commune dans nos régions est la pâquerette des prés que l’on trouve dans toutes les pelouses de nos jardins. On a presque mal au coeur à les tondre en même temps que le gazon.
On désigne la pâquerette sous les noms de fleur de Pâques, fleur de pâturage, margriette, ou bien encore petite marguerite…
On peut manger les fleurs ou en faire des tisanes. Elle a des propriétés médicinales « résolutives », c’est à dire qu’elle calme les inflammations. On utilise d’ailleurs la pâquerette pour faire des médicaments homéopathiques qui s’utilisent un peu comme l’arnica.
Les îles Midway (en hawaïen Pihemanu, aussi appelé atoll Midway) sont un atoll d’une superficie de 6,2 km2, situé dans l’océan Pacifique nord. Il est à environ un tiers de la distance séparant Honolulu de Tokyo.
L’archipel, ainsi que les eaux environnantes, fait partie du refuge faunique national de l’Atoll-Midway, une des composantes du site du patrimoine mondial et monument national marin de Papahānaumokuākea.
Cet atoll est fréquenté par des albatros (une espèce menacée et protégée), qui viennent aussi y nicher. Bien que ce sanctuaire du monde marin soit l’un des plus éloignés des terres (à plus de 3700 km du continent le plus proche), les albatros et leurs poussins y meurent par dizaines de milliers après avoir ingéré multitude d’objets en plastique (bouchons, morceaux de stylos, jouets pour enfants, débris de récipients) charriés par l’incroyable pollution de l’océan Pacifique devenu une gigantesque décharge.
Ces objets en plastique, apportés par les parents à leurs poussins comme s’il s’agissait de nourriture, ne peuvent être dissous par les sucs digestifs, ni sortir de leurs estomacs…
Le photographe sensibilise l’opinion depuis des années sur cette insoutenable pollution.
De cette sinistre histoire a été tiré un magnifique film de Chris Jordan intitulé « Midway » dont je vous invite à découvrir un extrait ci-dessous :
Pour ceux qui n’aiment pas trop le petit goût acide de la groseille, pensez à sa cousine en taille XXL : la groseille à maquereau.
Alors que ses cousines poussent en grappe, la groseille à maquereau pousse à l’unité, seule sur sa tige entourée d’épines !
La groseille à maquereau est dodue, légèrement velue, blanche, rouge, ou rouge violacée (selon la variété) et joliment veinée. Seule la peau est acide.
Faites craquer la peau sous la dent et libérez une pulpe aux saveurs douces et délicieuses. La groseille à maquereau est paraît-il moins vitaminée que ses petites cousines mais sa pulpe me fait penser à la chair d’un kiwi bien mûr. Comme les groseilles à grappe, ces baies peuvent également rentrer dans la confection de confitures, gelées et sirops. Le groseiller à maquereau est un arbuste très rustique, pouvant résister à des températures de l’ordre de -35°C !
Son histoire reste peu connue mais nous savons que ce fruit est tout particulièrement apprécié des pays du Nord grâce à sa rusticité et sa résistance au climat froid. D’ailleurs, ces contrées la cuisinaient volontiers en inventant notamment une sauce « aigre-douce » qui accompagnait les maquereaux d’où son nom actuel.
Ce sont ces peuples qui l’ont introduit sur le territoire français au Moyen-Âge expliquant son surnom de groseille d’outre-mer.
Pour illustration de sa popularité, au XVIIIème siècle, les Anglais lancèrent dans leur pays le concours de la plus belle groseille à maquereau… Un siècle plus tard, Darwin produisait déjà près de 54 espèces de groseilles différentes. Le verger du Relais du Vert Bois ne compte que dix espèces différentes, mais celles-ci sont toutes aussi délicieuses les unes que les autres !
Voilà un très beau livre de très bonnes recettes normandes !
Au-delà des gîtes ruraux comme ici au Relais du Vert Bois, les hommes et les femmes qui tiennent une maison d’hôtes ont avant tout le sens de l’accueil, du partage et l’amour de leur région.
À leur table, ils nous invitent à nous régaler de leurs meilleures recettes. En parcourant les maisons d’hôtes, prenez place chez les Normands, pour (re)découvrir le riche terroir et la cuisine savoureuse.
Plus de cent recettes de viandes, de poissons, de coquillages et de de crustacés, à base de fromage ou de pommes, telles que le pot-au-feu d’Yvetot, la tourte d’huîtres, le gâteau aux pommes et caramel au beurre salé, les madeleines aux pommes caramélisées… jusqu’à la salade mimosa aux fleurs du jardin !
Des mets simples et savoureux, aussi traditionnels qu’innovants, pour tous les jours comme pour les fêtes, pour retrouver les saveurs et les accents typiques de Normandie.
Une carte de la région situe géographiquement les tables d’hôtes et une liste des producteurs locaux est également proposée.

Le monde végétal nous offre une merveilleuse diversité de couleurs. Les fleurs (mais aussi les feuilles et les fruits) nous paraissent colorées principalement parce qu’elles contiennent des molécules dénommées « pigments ».
Les pigments sont des substances organiques « colorantes » qui reflètent ou absorbent seulement certaines longueurs d’onde de lumière. C’est ce que nous percevons comme la couleur des fleurs. Ainsi, les pétales bleus possèdent les pigments qui reflètent la lumière bleue et absorbent les autres composantes du spectre. Ces « pigments » sont la chlorophylle, les flavonoïdes, les caroténoïdes et les bétalaïnes :
La chlorophylle est associée à toutes les dominances du vert comme dans les feuilles des arbres, les mousses, les algues, et lichens (rarement les pétales). Les pigments floraux les plus courants et les plus abondants sont les flavonoïdes, qui couvrent une grande gamme de couleur du rouge à l’ultraviolet en passant par le jaune et les caroténoïdes, orange et jaunes. Les bétalaïnes représentent une gamme de couleur variant du jaune foncé au violet intense
Pour la petite histoire, les fleurs blanches ne renferment pas de pigments mais des petites bulles d’air qui réfléchissent la totalité de la lumière…d’où la couleur blanche.
Les significations des différentes couleurs des fleurs ont évolué au cours du temps et ne sont pas les mêmes selon les cultures. De plus, non seulement les fleurs mais aussi leurs couleurs ont une signification :
• Fleurs blanches : Symbole de la pureté et de la virginité, de la consolation, de l’innocence, de la naïveté et de la joie. Mais aussi du raffinement et de l’élégance. En effet, la pureté du blanc évoque la beauté et la perfection.
• Fleurs jaunes : Symbole du luxe, de la gloire, du succès et de la prospérité. Egalement associé à l’infidélité et à la trahison. La couleur jaune évoque la lumière, le soleil et l’harmonie. Les fleurs de couleur jaune exprimeront le bonheur d’aimer et d’être aimé(e) ou plus simplement la joie de vivre.
• Fleurs oranges : Symbole de la joie, de la gaieté, de la beauté, de la grandeur, de l’équilibre de l’esprit et des sens.
• Fleurs roses : Symbole de la jeunesse, de la douceur et de l’affection. La couleur rose évoque la douceur et la tendresse. On enverra des fleurs roses pour exprimer son amitié, ou son amour tendre.
• Fleurs rouges : Symbole de la passion, du courage, de l’ambition, de l’amour ardent et passionné mais également le symbole de la colère. La couleur rouge est une couleur qui exprime l’ardeur des sentiments. La fleur rouge sera utilisée pour une déclaration d’amour passionnée.
• Fleurs bleues : Symbole de la pureté mais aussi de l’inaccessibilité.
• Fleurs violettes : Symbole de la paix, de la douceur, de la générosité, de l’humilité. La couleur violet exprime la délicatesse et la profondeur des sentiments. On enverra des fleurs violettes pour rappeler à la personne aimée que l’on pense à elle, ou bien pour lui signifier son amour en toute discrétion.
• Fleurs vertes : Symbole de l’espoir, de la joie, de l’optimisme.
La vie est apparue dans l’eau. Les êtres vivants sont très liés à cette matière minérale, qui constitue près de 70% de leur composition. Les plantes sont essentiellement constituées d’eau, leur teneur en eau variant de 80 à 95 % de leur poids total.
Pour avoir une idée des besoins en eau d’une plante, voici quelques chiffres :
- une plante herbacée absorbe son poids en eau tous les jours,
- un arbre de 50 ans, en forêt tempérée, absorbe 500 litres par jour.
La plus grande quantité d’eau absorbée provient du sol dont la nature du sol va influer directement sur l’absorption de l’eau par les racines. Le sol fournit à la plante l’eau et les éléments minéraux nécessaires à sa croissance et à son développement. L’eau puisée dans le sol, pénètre par les racines et transite dans les vaisseaux de la plante vers les feuilles. Cependant la plus grande partie de cette eau est transpirée par les feuilles, sous forme de vapeur d’eau au moyen de multiples petits orifices (les stomates). C’est la « transpiration ».
Dans le même temps, le sol, sous l’effet du rayonnement solaire et du vent laisse aussi échapper de l’eau vers l’atmosphère sous forme de vapeur d’eau. Ce phénomène est appelé « évaporation ».
La transpiration de la plante et l’évaporation de l’eau du sol se déroulent en permanence simultanément. L’addition de ces deux phénomènes qui épuise progressivement la réserve d’eau du sol est dénommée « évapotranspiration ».
Comme la transpiration humaine, l’évapotranspiration permet de réguler la température des plantes. Mais surtout, elle suscite un nouvel apport d’eau de la part des racines, favorisant ainsi la circulation de la sève. Contrairement à l’Homme, l’évapotranspiration n’a pas ce rôle fondamental de nettoyage de l’organisme.
Lorsque la demande climatique au niveau des feuilles devient trop forte (forte chaleur et faible hygrométrie atmosphérique) la plante possède son propre système de régulation pour éviter de trop s’appauvrir en eau. Elle ferme plus ou moins ses stomates (les pores des feuilles). Mais pendant cette phase, elle réduit sa croissance.
Les signes d’alerte d’une plante dont l’alimentation en eau est perturbée sont constitués par le symptôme de flétrissement. Une plante qui fane en pleine chaleur n’est pas une plante qui manque d’eau mais une plante qui lutte normalement contre la déshydratation en réduisant sa transpiration. Une plante qui est flétrie au lever du jour est une plante qui manque d’eau et qui, sans apport d’eau, est en danger de mort rapide