Koko, née le 4 juillet 1971 à San Francisco en Californie, est une femelle gorille vivant en captivité et connue pour être capable de communiquer en langue des signes. Elle a été encadrée par l’éthologue Penny Patterson. Selon celle-ci, Koko maîtrise plus de 1 000 signes différents, dont 500 couramment, issus de la langue des signes.
En 2004, à la grande surprise de ses « éducateurs », elle a su exprimer une douleur dentaire en montrant sa bouche et le signe « mal », puis en indiquant à plusieurs reprises, sur une échelle de douleur de 1 à 10 que lui avaient exposée les soigneurs, la zone comprise entre 7 et 9.
Koko a même son site internet !
Prenez le temps de regarder cette vidéo hors du commun qui vous fera réfléchir sur la conscience animale et vous démontrera également que les primates « humains » n’ont pas l’apanage de l’intelligence et des sentiments.
Nous avons tous entendu parler de ces chats qui retrouvent leur maître, parti à 200km de leur habitation, de ces chiens qui savent lorsque leur maître rentre, quelle que soit l’heure. Comment font-ils ? Les animaux sont-ils doués de télépathie ? D’un sixième sens ? Le travail du biologiste anglais Rupert Scheldrake tendrait à le prouver.
Dans le film disponible ci-après, son auteur a souhaité relater ces nombreux phénomènes où l’animal nous a surpris par son comportement, comme s’il lisait dans nos pensées ou prévoyait nos réactions. Et que penser de ces hommes qui disent communiquer avec les plantes comme les chamanes d’Amazonie ? Et si une communication entre les animaux et les hommes était possible ?
Rencontre avec trois femmes exceptionnelles : la première, Anna Evans, vétérinaire, semble communiquer avec les animaux de compagnie, la deuxième, Laila del Monte, obtient des informations d’une grande précision de la part de chevaux qu’elle ne connaît pas, la troisième, Marta Williams, nous apprend que nous en serions tous capables.
Un film qui vous fera probablement considérer votre animal de compagnie d’un autre oeil.
Le 21 janvier dernier a eu lieu au parc zoologique Hellabrunn de Munich en Allemagne une scène très triste mais particulièrement émouvante.
Atteint d’une malformation cardiaque depuis sa naissance, une petite femelle éléphanteau répondant au nom de Lola a succombé à sa maladie lors du scanner qui devait être réalisé avant l’opération. Face à cela, l’équipe de vétérinaires a décidé de ramener le petit corps sans vie dans l’enclos afin que le troupeau puisse dire adieu à leur congénère de quelques mois.
Comme le montre la vidéo postée sur YouTube, tous les éléphants de l’enclos sont alors venus autour de la dépouille de Lola pour la toucher délicatement avec leur trompe, le tout dans un silence à la fois assourdissant et émouvant. Auparavant, c’est la mère de l’éléphanteau qui avait eu le droit de rester quelques minutes seule avec son enfant.
Réalisé par deux maîtres du cinéma animalier, Keith Scholey et Alastair Fothergill, le film « Félins » nous dévoile les aventures aussi palpitantes qu’émouvantes des maîtres de la savane africaine, ces fauves qui risquent leur vie pour protéger leur famille.
Le film a nécessité plus de deux ans de tournage et un matériel révolutionnaire pour capter sans aucun artifice la vie intime de ces familles dans leur spectaculaire environnement.
Félins est un hymne à la vie plein d’humour et d’émotion, qui suit au plus près quelques-uns des animaux les plus fascinants.
Au coeur des terres de l’Afrique, au Kenya, le Masai Mara est un paradis perdu abritant le plus grand nombre d’animaux sauvages sur la planète, et où les félins sont rois. Le film est l’occasion de découvrir comme jamais la saga de ces magnifiques animaux et les liens bouleversants qui les unissent. Couvrant une surface d’environ 1500 kilomètres carrés, cette réserve naturelle abrite une gamme vertigineuse d’espèces et reste un des habitats naturels les plus remarquables au monde, traversé par un million d’animaux migrateurs chaque année.
Félins est le troisième long métrage Disneynature après Les ailes pourpres et Pollen. Créée en avril 2008, la société réunit les plus grands cinéastes naturalistes pour traiter les sujets les plus variés, suivant ainsi les traces de l’illustre Walt Disney qui fut lui-même un pionnier du documentaire animalier.
Que ce soit un film d’animation, un film live ou… un documentaire animalier, les spectateurs attendent une belle histoire portés par des personnages charismatiques, et Félins réussit parfaitement sa mission. Incontestablement le meilleur – et surtout le plus abordable – des films Disneynature, il nous offre une histoire et des images magnifiques, parfaitement filmées et mises en scène, sublimées par une musique dynamique et envoutante, donnant l’impression de découvrir l’univers du grand classique Le Roi Lion en vrai. Les différents destins qui nous sont présentés sont prenants et poignants, et Pascal Elbé s’en sort honorablement dans le rôle du narrateur.
Félins est un vrai film de cinéma, un de ces films que la nature nous offre et qui nous permet de faire un fabuleux voyage immobile au coeur de l’Afrique, une pause idéale dans notre quotidien… pour les petits et les grands, dans les cinémas depuis le 1er février. Bon film, bon voyage…
Loukanikos (« saucisse » en grec) est un chien présent dans la plupart des manifestations contre l’austérité à Athènes. Il a été repéré par les photographes de presse et est devenu une emblème planétaire de la contestation sociale, grâce au magazine Time qui en a fait une de ses personnalités de l’année.
Loukanikos apparaît depuis longtemps dans de nombreux reportages photo, de l’Agence France Presse (AFP) notamment, toujours aux côtés des manifestants, en train d’aboyer contre les forces antiémeute casquées et bardées de lourds boucliers.
L’animal au poil blond rosé, est l’un de ces nombreux chiens errants, mais néanmoins identifié par le port d’un collier, qui sont légion dans les villes grecques ne disposant pas de suffisamment de refuges pour les animaux abandonnés.
« Je le photographie depuis au moins cinq ans », déclare Aris Messinis, photographe pour l’AFP à Athènes. « Pour moi, il n’est pas un symbole des manifestations, mais le meilleur ami des manifestants, et une note joyeuse dans les défilés. Il y a d’autres chiens errants dans les manifestations, mais seul Loukanikos participe vraiment. Les manifestants le traitent bien, beaucoup d’entre eux le nourrissent », ajoute le photographe.
« Comme il a un instinct de survie apparemment très développé, il aboie contre la police parce qu’il a été attaqué par des policiers. J’ai même vu un jour devant le Parlement des incidents éclater à cause de lui. Un policier a essayé de lui donner un coup de pied, les manifestants n’ont pas apprécié, certains ont envoyé des cocktails Molotov, la police a répondu par des gaz lacrymogènes« , fait remarquer Aris Messinis.
Aujourd’hui, l’internet regorge de photos et de vidéos montrant Loukanikos, qui a même un site sur un réseau social comportant plus de 23.000 inscrits. Ses fans du monde entier lui envoient des voeux dans toutes les langues, ou publient ses photos sur le fond musical de « I need a hero ».
30 Millions d’Amis… qui ne connaît pas cette émission télé qui fait les beaux jours des passionnés d’animaux en tout genre depuis… 1976.
Même si cette émission a connu des changements de chaînes, puis de programmation, elle reste emblématique pour de nombreuses générations.
Reha Hutin, Présidente de la fondation 30 Millions d’Amis, a déposé récemment auprès du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) un dossier de candidature pour une chaîne de télévision sur la TNT gratuite dénommée Amis TV, une chaîne thématique autour de la relation entre l’Homme, la nature et les animaux.
« Il est temps que les amis des animaux et de la nature aient enfin leur chaîne de télévision gratuite sur la TNT » a déclaré Reha Hutin à sa sortie du CSA. Amis Tv s’inscrit dans la logique d’une chaîne éthique où les sentiments universels que chacun peut ressentir à l’égard de la nature et des animaux seront mis en exergue. « L’ensemble de ses programmes sera au service d’une ligne éditoriale dans laquelle l’émotion et la tendresse seront au rendez-vous ».
Ci-dessus une vidéo surprenante d’une « murmuration » d’étourneaux. Qu’est ce qu’une « murmuration » ? Il s’agit d’un phénomène naturel des plus impressionnants qui consiste en une nuée d’oiseaux volant ensemble, tendant à ne former qu’un seul, et qui peut atteindre une vitesse de 30km/h.
Cela se produit généralement en hiver avant le coucher de soleil lorsque les oiseaux cherchent un endroit où dormir.
Ce qui nous apparait si extraordinaire est en réalité une vraie question de survie pour les étourneaux. Le nombre d’oiseaux augmente peu à peu durant l’après-midi près du ‘perchoir’ tandis que les petits groupes d’étourneaux reviennent après avoir fourragé la zone. A la fin de l’après-midi, il y a un énorme nuage tourbillonnant. Tout est une question de sécurité pour eux, aucun ne veut être sur l’extérieur et aucun ne veut être le premier à atterrir.
C’est une sorte de bataille épique censée déterminer quels oiseaux de l’essaim survivront et lesquels seront la cible des prédateurs. Ceux qui paraissent isolés ou ne suivent pas le groupe sont évidemment bien plus vulnérables. Chaque étourneau s’applique donc à voler le plus proche possible de ses voisins en copiant exactement leur vitesse et leur direction. C’est de cette synchronisation voulue que les minuscules déviations qu’effectuent les oiseaux sont magnifiées et agrandies, créant une nuée tourbillonnante et virevoltante.
Période électorale oblige, les sénateurs ont adopté jeudi à la quasi-unanimité, seuls les écologistes s’y opposant, une proposition de loi UMP sur la chasse, qui reconnaît le rôle des chasseurs comme instrument efficace de gestion de la biodiversité ». Une vision surprenante et inquiétante !
La proposition du député UMP Jérôme Bignon a déjà été votée par l’Assemblée nationale le 17 mai 2011. Le Sénat a toiletté et précisé le texte, mais sans en changer l’objectif de modernisation du droit de la chasse.
Cette proposition, « dont il faut relativiser la portée » et qui « n’est pas de nature à réveiller les vieilles passions », vise à « simplifier la pratique quotidienne de la chasse », a expliqué le rapporteur socialiste Jean-Jacques Mirassou, de Haute-Garonne.
Le Sénat, sur proposition du rapporteur, a élargi le domaine du chasseur en l’autorisant « dès la première validation annuelle du permis » de chasser sur l’ensemble du territoire national et non plus seulement dans son département. Il est important de rappeler que le nombre d’accidents de chasse n’a jamais été aussi important sur ces derniers mois, les experts rappelant que la connaissance des lieux permet d’éviter un accident de chasse plus de deux fois sur trois. A Gauche comme à Droite, ce point de détail a été sciemment éludé.
Il a également simplifié et assoupli les conditions de refus de délivrance des permis, délivrances désormais confiées au directeur de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage.
Seul le groupe écologiste a voté contre le texte. « Encore un texte sur la chasse! En période de campagne électorale, les promesses vont bon train… Le président de la République sacrifie les oies cendrées sur l’autel électoral. D’ici fin avril, à ce rythme, une cinquantaine d’espèces protégées seront visées », a ironisé André Gattolin (EELV).
La France a décidément une relation très particulière avec la Nature en général…
Aux Etats-Unis, la société OrthoPets, spécialisée dans la fabrication de prothèses pour animaux a offert quatre nouvelles pattes à Naki’o un jeune chien dont les pattes avaient été rongées par des engelures.
Conçues en fibre de carbone, ces quatre prothèses en fibre de carbone imitent parfaitement les mouvements des muscles et des os. Naki’o peut désormais courir après une balle aussi bien que les autres chiens de son âge. OrthoPets est une société novatrice qui fabrique des prothèses pour une large variété d’animaux du chat, au cheval en passant par le lama et l’outarde.
En Angleterre, le docteur vétérinaire Noel Fitzpatrick a de son côté réussi, pour la première fois, à implanter deux membres artificiels sur Oscar, un chat de bientôt 3 ans, amputé des deux pattes arrière suite à un accident agricole. Les deux broches intra-osseuses ont été façonnées de telle façon à laisser le tissu osseux se développer autour et à l’intérieur de l’implant. Peu de temps après son opération, Oscar a été capable de remarcher, courir et sauter comme n’importe quel chat…
Ces deux histoires en forme de happy end ne sont pas sans rappeler celle d’un petit garçon qui avait fabriqué un petit chariot « maison » pour un lapin paralysé du train arrière.
L’excellent magazine Animal Santé & Bien-Etre rappelait récemment que les chevaux sont des animaux sociaux et grégaires de nature : ils recherchent la compagnie de leurs congénères et s’organisent en différentes structures sociales. A l’état sauvage, ils vivent en groupes ou « hardes » jusqu’à une douzaine d’individus, le chef étant l’étalon, toujours prêt à se battre pour protéger les juments et les poulains.
A l’état domestique, ce lien social demeure entre les membres d’un même groupe et permet à chacun de trouver sa place tout en assurant son équilibre émotionnel…
Les équidés du Relais du Vert Bois,, à savoir les ânes et les chevaux (sur la photo ci-dessus Vif et Napolitin) ont la particularité de vivre à l’extérieur, en deux groupes distincts, 365 jours par an tout profitant d’abris en stabulation libre. Autant dire, qu’ils jouissent pleinement de chaque moment sans aucune véritable contrainte…Chacun des groupes est constitué d’individus entretenant certains types de relations basées sur la reconnaissance de chacun dans une structure hiérarchique fortement établie : il suffit de présenter un seau de nourriture pour que le cheval dominant se manifeste très rapidement !
Les affinités peuvent fluctuer selon les circonstances, mais lorsqu’un lien est établi entre deux chevaux, ceux-ci forment une paire quasi-inséparable. On a souvent vu des chevaux séparés de leur compagnon de longue date se laisser dépérir…Curieusement, le partenaire privilégié pour le toilettage n’est pas forcément le compagnon préféré pour le repos…
Les équidés « amis » du Relais du Vert Bois partagent un espace commun pour se reposer côte à côte, initier des contacts physiques, chasser les mouches avec la queue tête bêche ou brouter la même herbe. Si un autre âne ou cheval fait intrusion dans ce « cercle », il y a de grandes chances qu’il soit écarté sans ménagement ! Un regard, des oreilles couchées, un balancement de tête ou une menace de coup de pied suffira habituellement à réprimer toute nouvelle tentative d’invasion spatiale.
La forme la plus caractérisée traduisant ces liens positifs est celle de la toilette mutuelle, encore appelée « toilettage social ». Cette situation est facile à observer car elle met en scène deux individus tête-bêche qui vont se mordiller en priorité des endroits du corps auxquels ils ne peuvent pas accéder seuls. La prise de contact débute en général au niveau de l’encolure et de la crinière, se prolonge sur le garrot et se termine le long du dos et de la croupe.
L’initiative d’entreprendre le toilettage revient assez souvent au cheval subordonné et c’est souvent le dominant qui y met fin. La toilette mutuelle a non seulement une fonction hygiénique, mais également une fonction sociale importante : elle renforce les liens affectifs entre les membres du groupe et possède une forte valeur d’apaisement. Il faut avoir à l’esprit que dès leur naissance, les poulains sont léchés par leur mère. Cette dernière nettoie et active la circulation sanguine de son petit mais c’est avant tout un grand moment de plaisir qui unit la jument et son poulain…
Pour les malheureux équidés vivant en box, la privation de contacts tactiles avec d’autres chevaux est souvent un facteur de stress majeur… A ce sujet, relisez notre article du 26 novembre 2011.
Lors de votre séjour au Relais du Vert Bois, prenez également le temps d’observer les nombreuses formes de jeux auxquels ânes et chevaux s’adonnent à tout moment de la journée. Le jeu étant chez les équidés une part importante du renforcement du tissu social.